Galvanisation

9 septembre, 2015 | pas de commentaire.



Depuis le moyen âge, l’homme travaille le fer et cherche à le protéger de la corrosion. La pratique qui consiste à recouvrir le fer d’un autre métal est très ancienne. Déjà, au XIVème siècle, un maître de forge eut l’idée de recouvrir des tôles de fer d’une fine couche d’étain pour lutter contre la rouille (étamage).

De nombreuses découvertes seront à l’origine de l’invention de la galvanisation. En 1742, Paul-Jacques Malouin, chimiste de l’académie Royale des sciences et professeur de médecine au collège Royal, fut le premier à s’intéresser aux propriétés du zinc, un métal encore nouveau à l’époque. Il découvrit alors les effets protecteurs du zinc sur le fer : il fut donc le précurseur, en théorie, de la tôle zinguée.
Jusqu’au début du 19ème siècle, de nombreux travaux (Galvani, Volta, Faraday) permettent des découvertes sur l’électricité métallique et la protection cathodique qui sont à la base des propriétés de la galvanisation.

Ce ne sera qu’en 1836, que l’ingénieur Parisien, Stanislas Sorel, inventa la tôle galvanisée telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ce processus consistait à passer une tôle d’acier décapée et enduite d’un sel de fluxage dans un bain de zinc liquide : il appela d’ailleurs ce procédé «la galvanisation» en l’honneur des découvertes de Galvani. En 1837, Il déposa un brevet et élabora tous les détails techniques pour en faire un véritable outil industriel.